L’enfant qui criait au loup | L’insolente Compagnie

Création de la première promotion de la Classe Libre Comédie Musicale

Fin décembre 2019, L’insolente Compagnie a dévoilé au public l’intégralité de L’enfant qui criait au loup, projet qui est né un an plus tôt au sein du Théâtre Mogador et plus précisément de la Classe Libre Comédie Musicale Promotion I. Alors qu’on leur demande de réaliser une carte blanche, ces derniers se mettent en tête de créer une comédie musicale, à 18 ! Et le pari est réussi.

Écrite par Pierre Huntzinger et Maeva Mathon, cette pièce reprend et adapte à la scène et à un lycée le conte du Garçon qui criait au loup, d’Esope. La troupe nous plonge au sein de la classe de philosophie de Frantz Michalsky, professeur adoré et adulé par ses élèves. Ses paroles résonnent dans les esprits de chacun, ils sont tous liés et cet engouement les mènera loin, trop loin peut-être.

JENPENSEQUOI

Cette compagnie est issue d’une promotion liée et unie, et cela se sent. On retrouve sur scène une énergie commune, forte, qui résonne non seulement sur le plateau mais aussi dans le public. Le partage qui opère sur scène est beau à voir et se retrouve partagé avec les spectateurs. L’intrigue est puissante, nous emmenant dans un univers léger, drôle et énergique, des premières musiques pop et rythmées, aux sonorités d’Hamilton, mêlant le rap et les harmonies vocales, jusqu’à une ambiance lourde, pesante et très sincère. les deux auteurs, accompagnés de Nicolas Kaplyn, Rémi Palazy, Ambroise Divaret et Jacques Preiss, ont composé des musiques différentes, intelligemment harmonisées, au message parfois percutant, tantôt charmant, tantôt amusant, qui trottent dans nos esprits.

C’est cette évolution qui me semble intéressante dans cette écriture. On ne devine pas l’intrigue en quelques secondes, bien au contraire. On s’attache à certains personnages, on en déteste d’autres, on prend parti, puis notre esprit se retourne, on se sent trahi… On se laisse porter et surprendre par cette histoire qui ne peut que nous toucher.

Cannelle Petit, Léa Lopez, Alexandrine Rastier et Harry Hamaoui sont à la création chorégraphique et nous livrent une partition physique qui s’insère parfaitement dans le spectacle, créant une belle homogénéité entre chant, jeu et danse. On voudrait même voir plus de danse, qu’elle soit parfois moins cachée, avec des mouvements moins quotidiens. Que certains solos soient plus nombreux dans le spectacle, comme celui de Margaret, interprétée par Cannelle Petit et Alexandrine Rastier, magnifiquement amené, formant un contrepoint poétique au solo chanté d’un autre personnage.

Actuellement en évolution, ce spectacle était présenté pour trois représentations qui résonnaient comme des sorties de résidence. On a assisté à une étape de travail qui laisse apercevoir un vrai bijou, qui je l’espère ne fait que débuter sa route sur les planches…


L’enfant qui criait au loup – L’insolente Companie > 25 au 28 Mars 2020 | Théâtre de La Jonquière (Paris)

http://www.billetreduc.com/app/evt/257836

https://www.facebook.com/Lenfant-qui-criait-au-loup-704025236716574/

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s